La génétique au secours de vos performances sportives

60% de nos capacités sportives sont héréditaires. 40%, c’est l’entraînement, modifiant les fragments d’adn. En général, un seul gêne est rarement impliqué et il est évident que les changements physiologiques provenant de ces mutations dans les 170 gènes de notre corps, ne permettent pas de sélectionner un sport précis. 

Performance sportive : Un coup de pouce de l’acide désoxyribonucléique

On ne peut pas tous devenir champion, même en accumulant des heures d’entraînement. Mais qu’est-ce qui fait qu’une personne ait de très bonnes performances sportives ? La chance, la méthode ou le talent ? La molécule d’adn a une part non négligeable dans notre performance au sport. D’ailleurs les scientifiques ont démontré que l’Epo favorise une production de globules rouges supérieures à la moyenne et un meilleur apport d’oxygène.

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Une autre mutation génétique de la myostatine, permet d’avoir une excellente musculature. En ce qui concerne la taille, la molécule ADN a aussi son rôle à jouer. 

La génétique est aussi un critère important dans la longueur du talon d’Achille, mais les brins de molécules impliqués dans la morphologie des nageurs restent encore méconnus.

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L’importance de l’élément génétique

Les deux gènes les plus étudiés dans la performance sportive

Les portions d’adn que l’on étudie le plus dans la performance sportive sont :

  • l’ACE et ;
  •  l’ACTN3

Ils peuvent influer sur la manière dont les muscles sont construits.

L’ACTN3 donne une information génétique pour construire une protéine. Certaines variantes comme R577X ne contiennent pas de protéines. Il en est de même pour la séquence d’adn ACE. 

Alimentation ou complémentarité avec les brins d’adn ?

La performance du sportif dépend d’un ensemble de gêne, qui dans l’environnement, avec une alimentation adaptée et un entraînement, vont faire de la personne un champion.

Pourtant comme nous l’avons dit, on fait face à une division cellulaire, amenant à plusieurs variantes d’un même gène. C’est pourquoi, certaines personnes sont si fortes au sprint et d’autres, au saut à hauteur.

Aujourd’hui, plus de 200 variantes sont associées aux performances physiques. Lire cet article pour en savoir plus sur la molécule d adn. 

Comment la mutation d’un gêne pour fabriquer un sportif ? 

Chez les sportifs de haut niveau, sachez qu’une carence en fer peut se passer. Le sport intensif va croître la quantité de substances qui est synthétisée par les cytokines inflammatoires, ce qui augmente la conception d’hormone par le foie. Sa mission est de stopper l’absorption du fer au niveau digestif. Les chaînes d’adn ne fonctionnent plus correctement d’où une diminution des performances. 

Les sportifs pouvant synthétiser plus d’hémoglobine ainsi que celle bénéficiant d’une regénération des cellules grâce à l’hérédité, sont plus performants. 

Par contre, le dépistage du code génétique, dans la recherche d’un génome d’un sportif, des génétiques de la performance n’est pas pour sitôt.

Les implications du gêne pour le sportif amateur

L’exemple concret de la mutation des séquences du brin d’adn est la maladie hémochromatose, qui indique le fait que le sport intensif peut traiter une maladie. Mais dans tous les cas, l’être humain, adapte le type de sport à l’information génétique inscrite dans l’adn. 

  • Un corps élancé choisira le saut en hauteur ;
  • La personne de grande taille privilégiera le basket ou le
    volley ;
  • Le sportif de petite taille peut choisir le jockey ;
  • Les muscles allongés vont privilégier la natation,
  • Les muscles toniques et en volume vont privilégier la course
    de vitesse. 

Il convient donc de faire une analyse de la séquence du gène qui possède une structure différente en fonction des personnes. 

Toutefois, peu importe les morphotypes, il est possible de tirer parti de de la marche active ou des exercices de muscu modérés. Rien n’est jamais vraiment gravé dans le marbre, il faut juste un bon environnement et une alimentation adaptée.

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Les avancées de la recherche en génétique appliquée au sport

Les avancées de la recherche en génétique appliquée au sport ont permis l’identification des gènes impliqués dans les performances physiques et athlétiques. Des études récentes ont montré que certains polymorphismes, c’est-à-dire des variations sous forme de différenciations génétiques entre individus d’une même espèce, sont associés à une meilleure performance physique.

Des entreprises spécialisées offrent désormais des tests ADN permettant d’évaluer le potentiel athlétique des personnes. Ces tests consistent en l’analyse de différents marqueurs ADN connus pour influencer la capacité aérobie, la force musculaire ou encore la récupération après un effort intense. Les résultats permettent ensuite aux sportifs professionnels ou amateurs de mieux adapter leur entraînement et leur régime alimentaire.

Il faut souligner qu’une analyse génétique ne peut pas prédire avec certitude les performances physiques d’un individu car ces dernières sont aussi déterminées par des facteurs environnementaux tels que l’alimentation, l’exercice et le sommeil.

Certains chercheurs utilisent aussi les avancées technologiques pour comprendre comment fonctionnent nos cellules musculaires lorsqu’elles s’exercent pendant un exercice physique donné. Ils peuvent voir comment se comportent les molécules qui interviennent sur notre métabolisme énergétique lorsque nous faisons du sport intensif.

Si la science offre aujourd’hui de nouvelles solutions pour optimiser son potentiel athlétique grâce à une compréhension plus fine du matériel génétique humain, elle ne doit pas être considérée comme une panacée. Les performances physiques restent avant tout déterminées par un entraînement régulier, une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie.

Les limites éthiques et sociales de la modification génétique pour améliorer les performances sportives

Si la recherche en génétique appliquée au sport offre des perspectives intéressantes, elle soulève aussi de nombreuses questions éthiques et sociales. Effectivement, l’utilisation de techniques d’ingénierie génétique pour améliorer ses performances sportives peut sembler tentante mais pose des risques importants pour la santé et remet en cause les principaux fondements du sport.

Il faut se poser des questions sur les conséquences à long terme que peuvent avoir ces modifications génétiques sur l’organisme humain. Les effets secondaires potentiels sont encore mal connus et peuvent être graves : risque accru de cancer ou autres maladies chroniques, par exemple.

Permettre aux athlètes de bénéficier d’avantages physiques grâce à leur patrimoine génétique pourrait fausser la compétition et rendre le sport moins équitable. Si certains ont accès à ces technologies coûteuses alors que d’autres non, cela creusera un fossé entre les différents niveaux socio-économiques qui ne seraient alors plus déterminés uniquement par le talent individuel.

Il faut bien rappeler que le sport n’est pas seulement une question de performance physique mais aussi morale. Il est basé sur des valeurs telles que l’honnêteté, le fair-play ou encore le respect mutuel. Modifier son propre patrimoine génétique afin de gagner dans une discipline devient rapidement problématique lorsqu’on considère qu’un certain type d’éthique doit régir toute pratique sportive.

Si la modification génétique semble promettre monts et merveilles aux adeptes, cela reste néanmoins une option à prendre avec des pincettes. La recherche en génétique doit donc être encadrée de manière stricte pour éviter les dérives et préserver l’égalité des chances dans le sport.

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