Trail : comment évaluer l’imperméabilité de l’équipement ?

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Le trail est une activité qui exige non seulement de l’endurance physique, mais aussi un équipement adapté. Pour s’assurer de le pratiquer dans les meilleures conditions, il est important de porter un équipement adapté. L’imperméabilité fait partie des critères déterminants dans la qualité de l’équipement de trail, car il est essentiel de se protéger de la pluie lorsqu’on pratique ce sport. Comment peut-on évaluer l’imperméabilité des différents équipements de trail ? On vous en dit plus ici.

Comment évaluer l’imperméabilité de l’équipement de trail ?

Acheter les bons équipements pour faire du trail est un véritable investissement. Les prix sont très variables, et ils indiquent souvent le niveau de qualité des matériaux utilisés. Cependant, on ne peut pas se fier uniquement à cela, et il est important de connaître les différents paramètres auxquels se référer.

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Se fier à l’indice Schmerber pour évaluer l’imperméabilité d’un équipement de trail

Le Schmerber est une unité de mesure d’imperméabilité basée sur la résistance d’un vêtement à la pénétration de l’eau. Le tissu utilisé est placé dans un contenant que l’on remplit d’eau au fur et à mesure. La résistance se mesure en analysant à partir de quelle hauteur d’eau le tissu commence à se tremper. 1 Schmerber correspond à une hauteur d’eau de 1 mm.

Un vêtement est considéré comme étant complètement imperméable à partir de 20 000 Schmerber, même si un indice de 10 000 Schmerber est tout à fait acceptable. Il est conseillé également de se référer à un comparatif de vestes de trail imperméables pour s’assurer de trouver une veste imperméable de qualité.

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trail running vêtement imperméable

Le traitement du vêtement

Le traitement du matériau compte aussi pour beaucoup dans son niveau d’imperméabilité. Les fabricants ont recours à diverses techniques qui permettent d’imperméabiliser les vêtements de trail. L’une des plus courantes est l’application d’une membrane microporeuse (aussi appelée hydrophobe), qui recouvre le tissu tout en laissant l’humidité s’échapper. Une veste dotée d’une membrane hydrophobe est donc à la fois imperméable et respirante.

Les tissus peuvent également être enduits d’un type d’huile ou de graisse, qui viendra « boucher » les pores du tissu et empêcher la pénétration de l’humidité. Bien que cette technique soit plébiscitée, car elle est souvent très écologique, elle ne garantit pas une imperméabilité totale ni durable. Il n’est pas rare que les vestes ainsi traitées laissent pénétrer l’humidité après quelques semaines d’utilisation.

La respirabilité de l’équipement de trail

La respirabilité désigne la capacité du tissu à évacuer la vapeur d’eau issue de l’humidité ambiante et de la transpiration. Tout comme l’imperméabilité, la respirabilité est un critère à prendre en compte lors du choix de l’équipement afin d’assurer un maximum de confort.

Pour évaluer la respirabilité d’un tissu, on se réfère au taux de transmission de la vapeur d’eau, ou MVTR (Moisture Vapour Transmission Rate), qui correspond à la quantité de vapeur d’eau dégagée par le tissu en 24 heures. Cette unité de mesure est exprimée en gr/m2/24 h. Un vêtement est considéré comme respirant à partir de 10 000 MVTR et extrêmement respirant à 30 000 MVTR.

L’autre indice à considérer est le « Resistance Evaporative Transfert » (RET), qui indique la capacité du tissu à évacuer la transpiration. Plus l’indice est bas, plus le tissu est considéré comme résistant :

  • moins de 6 : tissu extrêmement respirant (effort très intense),
  • entre 6 et 12 : tissu très respirant (effort modéré),
  • entre 12 et 20 : tissu moyennement respirant (effort léger),
  • supérieur à 20 : tissu peu respirant (inadapté à l’effort),
  • supérieur à 40 : tissu non respirant (inadapté à l’effort).

Une veste avec un RET de 6 par exemple, est considérée comme très respirante.

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